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Marrakech : portraits d'habitants

taphastyle... afro

Ces dernières années, la communauté sub-saharienne a explosée à Marrakech. C’est l’indicateur local d’un mouvement global : l’Afrique est en plein boum démographique mais la croissance n’est pas à la hauteur et les changements climatiques fragilisent certaines régions. Tous les sub-sahariens ne sont pas de migrants : il y a de nombreux étudiants, d’autres font du business et de fréquents aller-retour, et d’autres encore ne font que du tourisme.

Mustapha Diope est venu au Maroc juste par envie d’aller voir ailleurs ; pour les Sénégalais, la meilleure manière de se dépayser à moindre coût et sans problème de visa, c’est de venir au Maroc. Un premier job à Casa, lui a permis de prolonger son séjour ; en découvrant Marrakech et son flot de touristes, Mustapha a eu envie d’exploiter son savoir-faire ; depuis dix ans, il faisait déjà de la confection pour femmes avec, à côté, un peu de création.

Cette fois-ci, il a pu exploiter tout son côté créatif en lançant la marque Tapha: des vêtements d’occasion customisés avec des tissus africains, et surtout des jeans transformés en sarouels. Il touche des migrants qui ont envie de s’habiller afro et branché, des artistes en quête de tenues de scène originales, des touristes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ghizlane Sahli

A la Biennale 2014, ceux qui ont visité L’blassa, se souviennent certainement de cette étonnante  installation : dans un appartement ou chaque pièce avait subi un amoncellement d’ordures ; dans l’une d’elles, les déchets couvraient sol, murs et plafond tandis qu’un éclairage fluorescent révélaient certains matériaux ; dans une autre, les déchets, là encore du sol au plafond, reconstituait un paysage enfantin avec son gazon synthétique, son arc­en­ciel en sacs plastique… ; mais le plus étonnant était ce salon entièrement rempli de bouteilles en plastique (des fils  pendaient tous les 20 cm et des bouteilles y étaient enfilées) où il fallait pratiquement nager pour  avancer !  

En découvrant à cette biennale 2016 « la cave » (à Kech collective ; un espace sur des miroirs où on  perd tout ses repères) et De la terre au ciel (devant L’Blassa : une installation en hommage à la photographe Leïla Alaoui décédée dans l’attaque terroriste de Ouagadougou), une continuité apparaissait ; il fallait découvrir celui ou celle qui la portait...

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Artsi Ifrach

En le croisant la première fois, dans un café, j’avais été intrigué. Il semblait être connu des habitués ; vu son type arabe, il devait être marrakchi, mais son look un peu dandy, avec nombreux bijoux et tatouages, me semblait trop audacieux pour un marocain…

Quelques temps plus tard, au bénéfice d’une exposition de photographies, je découvrais enfin qui était Artsi ; cette exposition était organisée dans le showroom de cet Israélien, styliste, arrivé depuis quelques années dans la maison de ses parents au Mellah. En furetant dans sa collection, je découvrais un travail talentueux avec des pièces étonnantes, baroques, faites de vêtements recomposés, de tissus de récupération… Une petite recherche sur internet et j’apprenais que son talent était déjà remarqué. D’ailleurs, dans quelques boutiques, il va bientôt côtoyer les plus grands couturiers dont Gaultier…

Un truc m’intriguait : en Europe, partout dans le monde, les discours antisémites, islamophobes et nationalistes s’enflamment ; même ici, autour de nous, à Marrakech, dans la communauté des résidents, les discours de lassitude et d’intolérance autour de l’Islam se sont banalisés ; alors comment imaginer qu’un type avec une individualité aussi marquée ait pris le chemin à rebours des siens et recherché l’altérité ?

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Fouad Nafili se dévoile...

Dans le cadre du Festival ON MARCHE, plusieurs membres de la formation "AL MOKHTABAR " de la compagnie Anania ont présenté leur travail,  des solos non aboutis, pour les soumettre à l’appréciation des autres danseurs présents. Fouad Nafili a étonné et enthousiasmé le public, par une interprétation troublante et risquée… Ce très jeune danseur (21 ans) a non seulement une bonne maitrise technique mais aussi quelque chose à dire…

 

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David Bloch. Un pari audacieux

L’ouverture de la David Bloch Gallery, une galerie consacrée en grande partie à l’Art Post-Graffiti, était une gageure. En effet, dans un marché marocain assez conventionnel, elle avait un parti pris assez avant-gardiste, d’autant qu’il n’y avait aucune pratique en street art dans le pays. Ce pari audacieux s’est avéré pertinent puisque, exposition après exposition, cette galerie offre chaque fois des expositions parmi les plus remarquables de la ville ocre.

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Fabrice Gino, ambassadeur visuel

Avec sa double origine, Kinshasa (Congo) et Bruxelles, un passage à l’Université du Cap (Afrique du Sud), Fabrice Gino est arrivé à 24 ans, au Maroc, pour rejoindre l’ESAV. Sorti major de sa promo, il a obtenu les Prix du court métrage expérimental, prix du jury et prix du meilleur court-métrage, à Barcelone, en Avril 2012. Ces prix qui vont lui donner l’opportunité de financer l’écriture de son premier long métrage, et alors qu’il était sur le point de rentrer en Belgique, il a donc décidé de rester au Maroc pour finaliser son travail d’écriture. Depuis, embauché par Made in Marrakech, il a pu parfaire son expérience au point de créer maintenant sa boite de production.

Son énergie, l’envie d’aller de l’avant, l’ouverture d’esprit, saute aux yeux. Très vite nos échanges tournent sur ses cinq années de présence au Maroc et ce qu’il en a retenu… Etranger moi-même, son regard rejoint de multiples questions qui tournent dans l’esprit de nombreux interlocuteurs rencontrés. En résumé :

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Rachid Jaafari, de Terre d'éveil

Le bonheur du jardinier voyageur

Rachid Jaafari est fondateurs de Terre d'éveil une boutique de plantes, de produits naturels, mais surtout une boutique "participative", car la particularité de Rachid, c’est sa volonté de partager ses savoir-faire au mépris apparent des règles commerciales les plus classiques. Mieux encore, il convie régulièrement tout le petit monde des médecines douces, des pratiques équitables et écologiques qui gravite à Marrakec h, pour des journées bien-être ou de partage de plantes, juste pour susciter des échanges, des rencontres.

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Hassan el Youbi

Faire le portrait d’Hassan el Youbi est une entreprise passionnante mais aussi périlleuse. Au-delà du personnage particulièrement affable, discret, plutôt zen, se dessine des rencontres, des projets, des ambitions susceptibles d’infléchir le cinéma marocain. Hors, s’il est un univers où l’imaginaire transcende souvent la réalité, c’est bien celui du septième art ;  il s’impose donc, de les distinguer…

Hassan el Youbi est une des plus grosses pointures française, en post production, en effets spéciaux. Il a travaillé sur Avatar  (James Cameron),  La Légende des Gardiens (Zack Snyder), Lord of War (Andrew Nicols), Asterix (Alain Chabat), etc... »

 

 

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Abdelghani Tayyibi, happé par son destin

Non seulement le directeur de la toute jeune Ecole Nationale d'Architecture de Marrakech a suivi une trajectoire hors du commun, mais son implication le met au coeur de petites révolutions qui touchent toutes à l'identité marocaine :la conservation du Patrimoine, l'enseignement de l'Architecture, l'évolution des normes pour la construction et la rénovation des bâtiments en terre...

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Maha Elmadi, l'âme de Dar Bellarj

Avec le décès de ces fondateurs. Dar Bellarj aurait pu vite s'essoufler. Non seulement Maha Elmadi a su merveilleusement reprendre le flambeau, mais elle a su donner à cette maison un vrai supplément d'âme.

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Météo à Marrakech

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