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Marrakech : nos coups de coeur !

Fish and ship : la perle blanche

C'est une petite adresse à découvrir. L'endroit est kitch à souhait, mais sous l'angle le plus plaisant de cette appellation : le lieu est rempli de multiples accessoires décoratifs qui font référence à l'univers de la marine, de la pêche : céramiques en relief et représentations de poissons, casquette de marin, ancres.... C'est drôle et frais.

La perle blanche de l'océan se trouve à 200 m de la Maison Arabe en partant vers Bab Doukkala, là où la rue se connecte avec la rue Bab Doukkala, sur une placette où trône un palmier. Seulement pour le déjeuner (ouverture de 10 à 14h). En principe fermé le vendredi... ou le dimanche; si vous vous déplacez exprès, appelez le 06 18 70 43 86, par prudence. Le poisson est frais et les prix sont raisonnables.

Goûter le Sénégal

Nous avons tous remarqué, depuis quelques années le gonflement de la communauté sub-saharienne à Marrakech. Certains ont fait demi-tour après avoir tenté de traverser la méditerranée, certains sont venus en espérant trouver de meilleures opportunités de travail et d’autres, enfin, cherchent juste à changer d’air et voir du pays. Dans la pratique, ils découvrent la réalité du racisme ; la plupart sont en grande précarité matérielle et beaucoup partagent la moindre chambre à plusieurs personnes… et s’il vous arrive d’entendre le parcours des uns ou des autres, c’est parfois pour entendre des destins terribles faits de misère et jonchés de cadavres…

Mariama est de ces femmes qui sont parvenus à faire leur trou ici. Elle a ouvert une gargote au fond du marché municipal de Jemâa el fna (entre le Café de France et la crèmerie Toubkal). Elle y prépare une authentique cuisine du Sénégal et son échoppe est devenue le lieu de rassemblement de ses compatriotes ; la cuisine est souvent le meilleur moyen de cultiver la nostalgie et de se relier à son identité.

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Une antidote au déclin touristique de Marrakech

Non seulement, la parade du vendredi 12 juin a été une réussite mais elle dessine en filigrane ce qui pourrait être une politique culturelle à Marrakech, à la fois populaire et susceptible de dynamiser le tourisme.

Le vendredi 12 juin, entre la place du 16 novembre et Jemaâ el fna, en accompagnement du Festival MDR (Marrakech du Rire), avec peu de moyens, un beau travail de costumes, le collectif Eclats de lune a réussit une prouesse : un spectacle beau et drôle, joyeux et  coloré, imprégné de multiples références à Jemaâ el fna.

Cela fait 10 ans que le collectif Eclats de lune impulse à Marrakech (et maintenant dans tous le Maroc) des spectacles de rue. Depuis 2007, le Festival Awaln’art est le fer de lance de son action et, derrière cette vitrine, se cache aussi un travail de soutien, de formation à la création en places publiques.

On a vu des petits spectacles à Marrakech et dans les grosses bourgades des environs, mais aussi l’artillerie lourde façon Généric Vapeur ou le Palais Badii métamorphosé par la Compagnie Carabosse. La parade de vendredi, revêt un intérêt particulier ; non seulement, cet évènement n’a pas nécessité des moyens énormes, mais il a rendu honneur à l’humour marrakchi avec plein de clin d’oeil à Jemaâ el fna, à l’atmosphère de la médina : l’ânesse à pédale, le ring sur charrette, le cavalier avec un casque en babouches… Même s'il n'y avait pas de commune mesure, Philippe Guillotel, le créateur, a insuflé un peu l'esprit des défilés de Jean-Paul Goude (Bicentenaire de la révolution française) et à ceux de Découflé (Jeux olymiques d'Alberville).

Compte tenu du déclin touristique de ces dernières années et des sommes colossales dépensées par les pouvoirs publics dans des évènements de prestige comme le Festival de cinéma et dont on peine à mesurer les retombées économiques, on pourrait peut-être puiser là une vraie source d’inspiration.

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Les artistes souiris

La Galerie Tindouf met actuellement en avant, ce qui est sans doute le mouvement pictural le plus passionnant au Maroc des cinquante dernières années : les artistes souiris, et tout particulièrement Berhiss.

Très rarement dans le monde, un lieu, une ville, a été le terreau d’un courant artistique vraiment spécifique. On pense bien sûr à quelques capitales dont le dynamisme, l’opulence, ont marqué durablement la création, et cela depuis l’antiquité : Athènes, Rome, Paris, Barcelone… Je veux plutôt parler de ces petites villes qui ont accueilli parfois une petite communauté d’artistes et où ceux-ci ont confrontés leurs recherches et permis de faire émerger des courants nouveaux : l’école de Pont Aven en Bretagne autour de Gaugin, l’école de Nancy qui a été le fer de lance de l’art nouveau…

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Karim Marrakchi. L'ode à la vie

"Des figures émergent d’un tourbillon de couleurs comme les masques d’un carnaval bigarré. Un ouragan de couleurs anime un autre tableau d’une véhémence inarticulée. Un gros chat repu occupe le premier plan rejetant derrière un autre, maigre et craintif..."

Karim Marrakchi, comme son nom ne l'indique pas, est casaoui d'origine fassi. Architecte de métier, d'une architecture, parait-il où le sens du détail est poussé à l'extrême. Et bien, rien à voir sans doute avec sa peinture qui est colorée, jubilatoire, pétillante, fantasque et fantastique. S'il a toujours peint, cela ne fait que quelques mois qu'il s'est décidé à exposer son travail.

Une peinture qui lui ressemble, tellement le personnage est chaleureux, communicatif. Karim a les yeux qui brillent, ne cherchant pas à cacher l'enfant qui gambade en lui. Ses toiles s'appellent : une chatte brûlante, joie à Walidia, la chienne mante religieuse, coeur palpitant, jeu d'enfant... Tout un programme ! Une peinture qu'il faudrait pouvoir avoir chez soi, en se levant du lit, pour que ne s'éteignent pas nos rêves, et comme antidote à la morosité ambiante. A consommer sans modération !

 

Tanger n'est pas blanche !

Daniel Aron a photographié des intérieurs de Tanger. Rarement avec des sujets, mais nous avons l'impression troublante de violer des intimités... Aron ressent chez ces habitants, l'appel du large, de l'Europe toute proche et voit dans ces intérieurs, des univers un peu factice, de gens qui tentent de se reconstituer un univers de bric et de broc, en attendant le grand saut qui ne viendra probablement jamais...

Dans une autre série, en s'attardant sur des escaliers, des halls et des chambres d'hôtels, des pensions, il donne l'impression prégnante d'une ville en transit... Marrakchis, ce qui nous frappe, c'est de découvrir un tout autre Maroc, presque exotique, déjà espagnol. Et si nous sommes tentés d'associer à nos villes des couleurs, force est de constater que Tanger n'est pas blanche...

Les plus beau clichés : des terrasses au crépusule, avec une lumière irréelle, entre deux mondes...

Jusqu'au 27 novembre.

Note : la Galerie 127, sur le boulevard Mohamed 5, au deuxième étage d'un bel immeuble du protectorat (superbe escalier) se consacre uniquement à la photographie ; une petite galerie mais avec avec une superbe scènographie.

Mazij : magique !

Driss El Maloumi, oud.
Saïd El Maloumi, percussions
Karima el Maloumi, chant
Thierry Roques, accordéon
 Houcin Baquir, percussions

4 musiciens tous virtuoses, une voix magnifique…
Une rencontre ponctuelle suite à une résidence à L’institut Français. Un concert a été présenté dans les différents instituts du Maroc, et le 5 octobre à Marrakech. Ce groupe s’attache à donner au patrimoine musical traditionnel marocain des sonorités métissées (des ambiances slaves, des rappels de Idir,…). Une présentation exceptionnelle où l’esthétique sonore transporte le public à travers le temps et lui fait redécouvrir une musique aux multiples apparences, riche en modes mélodiques, se forgeant une identité culturelle particulière au gré de chaque note. Beaucoup de douceur, d’humour, de poésie et d’intelligence dans leur présence sur scène…

Le concert s’est achevé par une standing ovation. On ne peut souhaiter que cette expérience ne restera pas sans suite…

Claudio Bravo... bravo !

 

Claudi Bravo, peintre Chilien, mort en juin 2011 après 40 ans de vie au Maroc

 

 

Claudio Bravo

Ceci est une toile !

Je dois faire un aveu : en relayant l'information culturelle ou évènementielle, on ne sait pas toujours de qui on parle vraiment, un peu comme les marchands de journaux qui n'ont, bien sûr, pas le temps de lire leurs journaux. Le nom de Claudio Bravo était passé sous mes yeux, sans que j'y  porte attention. C'est par un échange de mails, qu'un ami de Suisse, me l'a fait découvrir… 
Ce peintre exceptionnel est décédé, cette été à Tanger. Né en 45 au Chili, ll présente sa première exposition à 17 ans. A 25 ans, il s'installe à Madrid et devient portraitiste. Son habilité à dépeindre les objets et les formes complexes rappelle celle de Vélasquez. C'est avant tout un peintre hyperréaliste, style déconcertant par excellence : au-delà de la prouesse technique, pourquoi se donner tant de mal pour arriver pratiquement à l'effet photographique ? Sans doute, l'artiste, y trouve t'il une certaine satisfaction, un peu comme dans un art martial : la quête de la perfection…
Il a peint beaucoup de natures mortes, très conventionnelles (des fruits, des antiquités…) mais avec parfois des thèmes plus incongrues (des ampoules électriques, des contenants ménagers en plastique…) ou extrèmement dépouillés (des sacs en papier monochrome, des drapés de tissus). Côté personnages, il engageait parfois des compositions très baroques (des mises en scène "renaissance" avec des personnages contemporains !). Enfin, amoureux du Maroc, où, il a vécu depuis 72, sa peinture était imprégnée de la lumière et de références locales, avec, en particulier, des hommes en jellaba, traité avec une austérité monacale, pratiquement comme… des natures mortes !

Parler de peinture est vain ; vos yeux en apprendront beaucoup plus. Vous verrez : si chaque œuvre, en elle-même, force l'admiration, la juxtaposition des tableaux, loin de lasser, devient envoutante…

http://www.foroxerbar.com/viewtopic.php?t=11531

La source des femmes

la source des femmesPour commencer, le film de Radu Mihaileanu est irréprochable sur un plan technique : dialogues excellents, bonnes prises de vue, scénario bien ficelé (sans longueur, avec une vraie dynamique…) et servi par une belle équipe d'acteurs marocains et arabes : Leïla Bekhti (déjà remarquée dans "Tout ce qui brille"), Biyouda alias"vieux fusil", Mohamed Majd…
Le film a été tourné près de Moulay Brahim (certaines  scènes près de Tnine Ourika), aussi, vous reconnaitrez peut-être quelques figurants…
Il est inspiré d'un fait qui s'est passé en Turquie, où des femmes ont fait la grève de l'amour pour contraindre leurs maris à faire une adduction, de la montagne, jusqu'au village…

Ce film est une excellente réflexion sur  la place des femmes, leur relation aux hommes,…  sujet sensible qui fait beaucoup réagir le public et qui rend encore plus passionnant de voir ce film en salle. Bien sûr, au-delà de l'anecdote, bien des sujets sont abordés, comme le port du voile ("Vieux fusil", dont le fils est un jeune imam qui cherche à promouvoir le voile, lui fait une leçon d'anthologie, avant de le jeter à la rue !), ou l'utilisation du Coran pour justifier l'oppression des femmes (versets à l'appui, les héroïnes du film proposeront d'autres lectures…).
Surtout, ce film est une formidable parabole universelle : les choix des mots est toujours chargé d'un symbolisme puissant ; l'eau, ce n'et pas seulement ce truc pour laver le linge et la vaisselle, c'est d'abord la vie, la fécondité dont les femmes sont plus particulièrement porteuses…  Autre métaphore, pour mieux se faire entendre, les femmes tressent des épines au milieu du village en forme de puits, avec une banderole à l'adresse des hommes : vos cœurs sont secs comme les épines de ce puits…

 Rémi zwinup@gmail.com

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Exprimez-vous !

Vous avez-vu un fim, lu un livre... 
Vous venez de découvrir un café, un resto...
Vous l'avez aimé et vous avez envie d'en parler.

Vous avez un ami peintre ou sculpteur...
Vous souhaitez défendre son talent.

La rubrique "J'aime" vous est ouverte !

Il ne s'agit pas de faire des éloges dithyrambiques.
Il faut juste donner envie de découvrir.
Il ne s'agit pas de prétendre à la qualité de "critique".
Il faut juste partager son coup de coeur.

Les films, les livres doivent être d'auteurs marocains ou relatifs au Maroc.
(ou des thèmes voisines : Maghreb, Islam, immigration...). 
Les évènements les expositions doivent avoir lieu à Marrakech et sa région.

Envoyez votre texte à zwinup@gmail.com
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Eventuellement une photo (150 pixels de  large)
Nous nous réservons la publication. Merci.

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Météo à Marrakech

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