Pikala est un projet pour encourager l’usage du vélo à Marrakech. Pikala c’est aussi une clef vers une éducation citoyenne, l’emploi prometteur, la mobilité durable, la santé, l’amélioration de notre environnement.

La capitale de la Hollande, Amsterdam, a pris l’initiative de faire don de vélos d’occasion. Pikala a créé un atelier où ces vélos sont réparés entretenus, et même relookés ; l’atelier sera la partie éducative de ce projet. Les jeunes seront formés par des réparateurs professionnels d’Argan Xtreme Sports et assistés par des élèves de l’école artisanale CFQMAM ; avec ces derniers ils exploreront les savoir-faire de l’artisanat marocain pour produire une offre de qualité, mais aussi originale et branchée… L’espoir est que de véritables artistes se révèlent ici.

Pikala va aussi organiser des évènements sur le thème de la santé et de l’écologie pour populariser son action.

La hollandaise Cantal Bakker qui est à l’origine du projet explique qu’il s’agit de changer les préjugés peu favorables au vélo. Il faut montrer que cela peut-être un produit branché, attractif et tout simplement… pratique. Il faut montrer les succès de l’intégration du vélo dans certaines grandes métropoles comme Berlin, Paris, Séville et Barcelone.

Rhossoune Errihi, sous directrice du projet ajoute : « Actuellement le vélo sur Marrakech est réduit à un simple moyen de transport à la portée des pauvres ». Il faut changer cela et montrer que le vélo peut-être aussi un choix, un plaisir.

Suite à la COP22 qui s’est déroulé à Marrakech, l’enjeu écologique des transports doit être pris en compte. La consommation des énergies fossiles n’est pas la seule problématique, mais le confort sonore, la qualité de l’air, la fluidité du trafic sont autant d’enjeux qui nous concernent tous. A l’heure où le tourisme traverse de véritables difficultés, contribuer à une ville plus verte, plus agréable, plus accueillante est un véritable défi.