Pour le visiteur étranger qui arrive tard le soir et tente de se reposer après la fatigue du voyage, le premier appel à la prière est souvent traumatisant : quand retentit le premier appel à la prière, en pleine nuit, il se demande ce qui se passe.  Très vite pourtant, il va s’habituer à ces mélopées. Les prières sont au nombre de cinq et ponctuent les temps forts de la journée ; voici leurs noms et leur tempo :

Sâbeh  précède le lever du soleil
Laâlam clos la matinée et est répétée deux fois pour que tout le monde puisse se libérer
Laâsar vient mettre un terme à la sieste
L’megheub signale le coucher du soleil (le passage du jour au lendemain ce fait, non pas à minuit, mais à ce moment précis)
Laâchar invite, en principe, à s’endormir…

Contrairement à ce que croient certains touristes, les appels ne sont pas des enregistrements ; si le muezzin ne monte plus en haut de son minaret avec un porte voix, il se sert d’un haut parleur électrique. Il arrive encore que dans les villages des alentours ou dans des petites salles de prières, le muezzin sorte dans la rue et fasse son appel à voix nue. Pour permettre aux sourds de ne pas rater les deux dernières prières, une ampoule s’allume en même temps que l’appel. De la même manière, cette curieuse potence dressée tout en haut du minaret sert à hisser un drapeau et signaler le vendredi, jour de repos dans le rite musulman, ou pour certains mausolées, le jour où on y honore le saint auquel est consacré l’édifice.

Si l’appel ne fait qu’annoncer la prière qui n’a lieu qu’une vingtaine de minutes plus tard, il arrive que pendant le ramadan ou dans les occasions exceptionnelles (comme ce fut le cas avec le décès d’Hassan II), les prières soient retransmises intégralement par haut parleur. Enfin, en plus des appels à la prière, au milieu de la nuit, le muezin, récite quelques prières à destination des fidèles appellées “Tahlal”.

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