Le métier d’écrivain public a disparu en Europe. Au Maroc, l’activité décline mais rend encore de grands services… et s’adapte. Un écrivain public ne s’adresse pas qu’aux illettrés, il rend aussi de multiples services : rédaction de CV et de papiers officiels selon les codes les plus sûrs, parfois traductions…

Le Maroc possède malheureusement un taux d’analphabétisme très élevé.  Aussi, le métier d’écrivain public a encore de longues perspectives devant lui. Bien sûr le nombre de praticiens décline. En une dizaine d’années, ils sont devenus moitié moins nombreux. Les écrivains publics sont installés dans les différents quartiers de Marrakech, souvent réunis dans une même rue, à proximité des études des notaires, des administrations, ou des bureaux d’avocats…  Près de Jemaâ el fna, c’est à l’arrière du Café de France qu’ils officient. Sur les marchés ruraux des environs, ils tiennent aussi chaque semaine leur échoppe, à côté du coiffeur, du cordonnier, du rebouteux…
Pourtant, l’écrivain public ne s’adresse pas seulement aux illettrés, mais apporte son concours dans l’art de bien formuler, de bien rédiger les contrats, les engagements écrits, les dossiers administratifs… et peut dons être utile à tous. Pour l’étranger, il joue le rôle de traducteur et permet d’avoir la version en arabe ou en français de quelques pièces d’usage courant. Pour les pièces cruciales, d’un point de vue juridique, il est préférable, toutefois, de recourir à un traducteur assermenté…
Aujourd’hui, le métier s’adapte. L’ordinateur remplace progressivement les vieilles machines à écrire ; cela permet de corriger les fautes de frappe, mais surtout de garder en mémoire les formules type, et donc de faire un travail de meilleure qualité. Il en coûte 20 à 60 Dh selon la nature du travail demandé.

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