L’Aïd el-Kébir (la grande fête) ou plus exactement l’Aïd el Adha, est la plus importante fête de l’Islam. Elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja le dernier du calendrier musulman. Elle marque chaque année la fin du hajj (pèlerinage à la Mecque).

Cette fête commémore la soumission d’Ibrahim (Abraham dans la tradition juive) à Dieu, symbolisée par l’épisode où il accepta d’égorger son fils Ismaël sur l’ordre d’Allah… jusqu’à ce que, celui-ci envoya, au dernier moment, un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel, pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle (selon la tradition judéo-chrétienne, c’est le second fils d’Abraham, Isaac, qui devait être sacrifié ; le Coran ne donne pas explicitement le nom de ce fils).

Dès l’annonce de la vision de la nouvelle lune (cela signifie la fin du mois précédent et le début du suivant selon le calendrier lunaire), les dates du hajj et de l’Aïd  sont déterminées ; respectivement le 7 et le 10.

Le jour de l’Aïd, les musulmans glorifient la grandeur de Dieu par le takbir (prière) comme suit : Allah akbar, Allah akbar, laa ilaaha illa Allah wa Allah akbar. Allah akbar wa lillahi al-hamd (Dieu est le plus grand ; Dieu est le plus grand, il n’y a pas d’autres divinités à part Allah et Dieu est le plus grand ; Dieu est le plus grand et à lui seul lui sied la Louange). Ils doivent le prononcer autant qu’ils peuvent dans les mosquées, dans les maisons et les marchés. Les hommes le proclament à haute voix tandis que les femmes le font à voix basse, depuis la veille jusqu’à la prière du lendemain, jour de fête, mais aussi les trois jours qui suivent.

Le matin du 10, très tôt, les musulmans mangent un nombre impair de dattes selon la sunna, du lait, puis après s’être purifiés par les ablutions et s’être parés de leurs plus beaux vêtements, ils se rendent au lieu de prière (à l’extérieur). Ils prient deux unités de prière et écoutent le sermon de l’imam qui les exhorte à craindre Dieu et à multiplier les actes d’adoration et de dévotion et à les parfaire afin qu’ils récoltent le succès au jour de la Résurrection. Enfin, l’imam égorge sa bête (mouton, chèvre, vache, chameau…) au nom d’Allah. Les fidèles l’accomplissent à leur tour ; cette charge revient à chaque chef de famille. L’islam incite les croyants à remercier Dieu pour ses bienfaits, et à partager la viande avec les plus pauvres dans un esprit de recueillement et de fraternité… Au Maroc, c’est le Roi, commandeur des croyants, qui procède le premier au sacrifice.

L’Aïd se veut un jour de réconciliation où chacun est invité à pardonner à celui qui lui a fait du tort.

Details

Email:

-